Les marques :

Quand j’ai créé staCCato, j’ai écrit une sorte de profession de foi à propos de mes sélections de matériel

Cette profession de foi n’a pas changé, le temps ne nous a pas encore donné de raisons de modifier ou nuancer cette ligne de pensée, visant ( comme tout le monde, nous rétorquera-t-on… ) à contourner ce morne écueil sur lequel bute la haute-fidélité haut-de-gamme majoritaire, à savoir une reproduction de la musique à peu près aussi précise qu’un ronéotype pour l'art d’un Renoir

 

 

Pas facile croyez-moi : sur des milliers de produits disponibles et asphyxiant un marché de dupes, pointer 10 marques réellement engagées dans une verve musicale relève d’un challenge olympique.

 

 

Donc, après des années, guère de changements. Si ce n’est un tri de plus en plus draconien…

Tout au plus avons-nous évolué dans nos relations avec des marques qui n’ont pas toujours tenu leurs promesses sur le long terme

Pas toujours pour des raisons de qualité. Parfois la sauce n’a pas pris…

Mais surtout parce que, au hasard d’une rencontre, apparaît un produit, une gamme, qui tout à coup relativisent beaucoup la place sur nos étagères d’appareils peut-être plus prestigieux, peut-être plus célébrés par la presse, peut-être plus faciles à défendre parce que réputésmais tellement moins enthousiasmants sur tant de critères - parmi lesquels le sacro-saint rapport qualité / prix - que l’on n’ose plus, décemment, les mettre en avant. Et on s’aperçoit qu’on ne les utilise guère que pour valoriser les challengers discrets… Ce qui, déontologiquement, n’est clairement pas satisfaisant.

L’autre point qui nous afflige, c’est de découvrir des produits bons ou même très bons dont les prix toutefois sont dissuasifs. Comprenons-nous : si un appareil se révèle purement et simplement le meilleur du monde, on peut à la rigueur estimer que son prix n’a pas besoin d’autre justification ; mais ceux-là, on les attend encore, comme si, dans notre monde si stupidement déclinant, des prix théoriquement accablants n’étaient fixés que pour travestir l’imposture. Car, quitte à se répéter, on en rencontre, parfois, des objets possiblement bons, dont la qualité ne parvient pas à justifier un coût exorbitant. Soit le prix correspond juste à une notion de marge qui devrait être passée de mode ( mais hélas les vieilles habitudes ont la vie dure ! ) soit, et c’est pire, le prix astronomique est sa propre justification ( c’est cher donc c’est bon ! ), soit l’étude a demandé un temps sans corrélation avec le résultat, soit le processus de fabrication n’est pas le bon.

Autrement dit, à l’heure où nous assistons effarés à une course à l’armement chez bon nombre de nos collègues plus ou moins proches, nous avons plutôt tendance à vider nos étagères. Les épurer.

Parce que, honnêtement, on en écoute du matériel guindé, de ces écrins diaprés qui font roucouler la doxa et baver les pauvres naïfs que nous sommes…

… mais, au mieux, on découvre des appareils standards, archi-codés, des instruments d’a-musique s’empilant sans hiérarchie véritable dans la morne collection de la Grande Hi-fi Internationale...

A quoi bon alors ?

Et si l’on cessait de vouloir nous faire croire qu’il y a une révolution technologique par mois !

C'est au contraire avec un ébahissement certain que l'on constate que les légendes s'effondrent le plus souvent, ces marques qui nous ont fait rêver, qui ont apporté une importante contribution à l'illusion d'une mirifique perfection et qui s'avèrent au final si décevantes, si atones, fades ou grotesques en termes de justesse musicale, de probité expressive, d’ardeur lyrique.

Alors staCCato, démolisseur de mythes ?

 

Non, pas besoin de nous : ces labels prétentieux le font eux-mêmes hélas. Car bien que soutenus par des éloges enfiévrés issues de thuriféraires serviles qui confondent la religion et le sens du sacré, ils dupent de moins en moins le consommateur exigeant à qui on ne la fait plus. Et engendrent en même temps moult dommages collatéraux, égarant jusqu'à l'épuisement les mélomanes ou les néophytes sur des fausses pistes, jusqu'à l'écœurement même ou, dans le moins honteux des cas, jusqu'à la démission ou la résignation à creuser un fossé, une frontière entre le double cerveau qui jubile à l'instant du plaisir vivant et tolère d’entendre sa reproduction domestique ramenée à quelques critères artificiels, plus souvent de l’ordre d’un vague esthétisme que d’un quelconque serment musical.

Car si mentir un peu c’est embellir la vérité, mentir beaucoup, c’est la trahir !

Et le plus triste est sans doute que, dans la quantité de petites marques nées de passionnés incontestables, ne surgissent pas plus de promesses lyriques que du catalogue des légendes officielles

Comment est-ce possible ? Je ne saurais dire. C’est juste surprenant. Sans doute parce que, à force d’adulation du seul matériel, on s’est lentement mais inexorablement éloigné d’une sensibilité musicale pure, sincère et risquée, au profit d’une idée variable de ce qu’est la vérité, conduisant à cette dérive étrange que même chez les modestes fervents, la hifi est devenue son propre jalon, la toise absurde de l’unité musicale.

Ah, certes, de temps en temps, au milieu d’heures cumulées avec patience et opiniâtreté à concentrer les sens et le plaisir vers la potentielle perle rare, il y a des surprises. Des mauvaises en pagaille, on vient d’en parler.

Et puis de bonnes, voire d’excellentes.

Il y a eu L’ASR Emitter par exemple.

Comme il y avait eu un peu plus tôt Unison Research et Jolida ( oui, c’est chinois, mais né d’artisans amoureux inspirés, pas d’usines anonymes qui débitent du TPLG au kilomètre… Euh, TPLG ? Tout Pour La Gueule… Hum, désolé… )

Eera et KR-Audio évidemment ; et ceux qui verront là une collusion, une politique commerciale de collaboration avec un interlocuteur unique auront tort : si derrière Eera et KR-Audio il y a le même homme, c'est la preuve que cet homme partage avec nous une quête d'absolu…

A propos d'absolu : les câbles Absolue Créations ( jeu de mots discutable, certes ! ), made in France : un choc en matière de câbles, enfin.

Alors que nous étions sur le point de baisser les bras, d'estimer que ce gigantesque océan des câbles indignement coûteux n'était qu'une mare au canular, nous rencontrons successivement quelques formidables réalisations d'Harmonic Technology, et la gamme complète et stupéfiante d'Absolue Créations.

C'est bien la première fois que nous investissons de bon cœur dans des câbles qui se payent au prix d’un ampli haut de gamme ( mais quand même bien moins chers que l’abondance des compétiteurs indignes ! ) et avec en prime le plaisir de constater que le travail est aussi bien fait dans les gammes plus modestes. Il faut entendre leurs créateurs expliquer le pinaillage obsessionnel de l'étude et la fabrication pour comprendre pourquoi eux ont réussi là où beaucoup de pseudo grands labo se moquent quand même profusément de notre naïveté consommatrice !

Enfin une concurrence pas honteuse face aux magiques et économiques Strad.

Continuons maintenant avec les heureux émerveillements autour de technologies de rupture, prouvant si nécessaire que StaCCato n’a pas vocation à s’endormir sur des certitudes d’intégristes et est tout à fait prêt à foncer sur l’innovation technologique lorsqu’elle apporte autre chose qu’un brillant de mode :

- le prodigieux Devialet D-Premier, intégré DAC / Préampli / Ampli / Wifi, d’une latitude d’emploi totalement universelle et dont l’amplification hybride est, pour faire simple ( 2500 composants tout de même, là où les objets que nous aimons en embarquent une cinquantaine… ), polarisée en classe A en tension et classe D ( Brrrrr…. ) en courant.

Eh bien, ça fonctionne !

Combien d’amplis au monde peuvent se vanter d’autant de qualités réunies, finesse et variation des timbres, délicatesse et vitesse, aplomb et sérénité, élan et enthousiasme chantants, tout en offrant une universalité d’emploi quasi-totale et qui plus est une présentation compacte, épurée et admirable ? Probablement aucun !

- ensuite les révolutionnaires "enceintes" ( on ose à peine les appeler ainsi ) LEEDH C !

Des transducteurs qui nous aideront enfin à dépoussiérer un monde composé de babioles vaines, à revenir à l’essentiel, balayer cette pollution épuisante faite de bouffissures sonores adorées des hifistes et honnies des amoureux éperdus de musique…

Le tout dans un encombrement réduit et un dessin moderne, attrayant et à même de s’intégrer dans tous les décors !

Notons au passage que ces découvertes relèvent toutes d’une même histoire : des artisans très spécialisés qui élaborent patiemment peu de produits en se tenant rigoureusement à une philosophie fondatrice

Et puis, objectivement, dans la pléthore de matériel testé essentiellement cocasse, il y a des produits bien faits, même issus de grands noms du son, d’une bonne musicalité standard, propres, sans gros défauts apparents, , mais… lisses … si ennuyeux, si peu inspirés et… beaucoup trop onéreux par rapport à leur réalité technique et surtout au résultat audible…

Ce qui est plus surprenant, c’est de les voir quelques semaines plus tard sur les linéaires de magasins réputés. Mais bon…

 

sources et amplificateurs

 

Art Audio
le bien nommé
( GB )

 

- préamplificateur tube
- amplificateur tube

 

d'origine britannique et non pas américaine comme le site du distributeur américain - imprécis et à lire avec précaution - peut le faire accroire ( le papa s'appelle Tom Willis et est installé à Nottingham ), les Art Audio sont justement baptisés : du chrome, du verre, du raffinement, de la beauté et des muscles, l'Art de rejoindre les contraires, la finesse et l'autorité, l'expressivité et le punch, la grâce et la sévérité : une universalité d'emploi assez ahurissante !

 

Le préampli Conductor ? Il est la preuve que, en électronique comme en art, pour simplifier la démarche et se concentrer sur l'essentiel, il faut une grande persévérance, une capacité permanente à se remettre en question, et un brin de folie : la maturité en quelque sorte
Un circuit d'apparence dépouillée pour fournir à l'arrivée une des quelques valeurs absolues du marché, tout simplement…

 

 

vente de matériel Art Audio

 

 

Du haut de ses vingt watts, l'Elise en remontrera à bien des prétendues références bodybuildées… Rien ne l'effraie dès qu'il s'agit de rendre hommage à l'éclat d'une interprétation, à l'engagement d'un musicien, à la suavité d'un quatuor, au sourire d'une diva ; aussi respecte-t-il autant Anna Moffo que Trent Reznor, Bertrand Cantat qu'Ivo Pogorelich

 

 

vente d'amplificateur tube Art Audio

 

Je ne suis pas loin de penser que l'Elise ( évolution ultime du légendaire Jota ! ) est un des tout meilleurs amplificateurs du monde, et je pèse mes mots : transparent, rapide, linéaire et varié, il a peu de rivaux qui associent autant de qualité dans le plus grand respect des fantaisies de la musique
Là encore, une approche déconcertante de l'absolu… Ce qui relativise beaucoup son prix…

 

Les blocs Quartet ou Concerto ?…
Une abondance de puissance maîtrisée, les Quartet représentent un sommet de l’ampli puissant et coupleux, onctueux et infatigable, un des rares amplificateurs à triodes capables d’affronter des charges tordues ou des configurations épuisantes sans tomber dans la caricature des mauvais totors !

 

Oui, bon, j'arrête, j'avais promis de ne pas rentrer dans l'énumération de catalogue…

 

www.artaudio.com

ASR Emitter
la souplesse d’une ballerine
( Allemagne )

 

- ampli
- préampli phono

Une preuve supplémentaire que Staccato ne s'enferme pas dans des principes.
L'objet dont il est question ici ne ressemble en rien aux " frêles tubes " qui égayent mes étagères (et vos oreilles)

L'ASR Emitter 1 Exclusive est tout sauf discret.

Trois blocs massifs et denses (alimentation titanesque, bloc de batteries et ampli) pour un intégré, ce n'est pas fréquent. Surtout lorsque l'on sait que le tout dépasse les 80 kilos.

Et pourtant, au-delà du sérieux de l'architecture et des composants ( le poids ne vient pas du châssis !!! ), jaillit une restitution mélodieuse d'une exemplaire souplesse de ballerine, d'une frémissante suavité, d'une sérénité de Maître, d'une ardeur sensible de Prima Donna, et d'une autorité de bunker, le tout dans un ambitus quasiment infini.

Oh, bien sûr, s'il faut lâcher les chevaux, le V6 répond et grimpe dans les tours comme pas deux : n'allez pas le taquiner, il peut briser vos murs et intimider le tonnerre !

Mais où il donne une sévère leçon à la quasi-totalité de ses concurrents (quels concurrents ?), c'est par sa capacité à livrer en finesse des timbres profusément riches dans une gamme de substances d'une densité épanouie, sans jamais jamais caricaturer, exagérer, enjoliver et ce, à quelque niveau que ce soit, sur tout type d'enceintes, des plus détendues et faciles aux plus exigeantes et gourmandes.
Le spectacle du vivant enfin possible avec des enceintes paresseuses en diable !

En résumé, dans la catégorie " puissant ", il devient difficile d'exiger plus, y compris d'éléments séparés et à des prix scandaleusement plus élevés !

Le prix : parlons-en ! Surtout au regard de ce qui est affiché aux Etats-Unis ! Oui : pour une fois le sens de la distribution nous est favorable ! Mais, quand même, en dépit de cet avantage évident, le prix de ce formidable engin reste étonnamment retenu : une construction capable de résister aux tremblements de terre, des composants idéalement associés, une structure réellement innovante et performante, comment est-ce possible ? Rationalisation extrême (teutonne !) de la fabrication et de la commercialisation (ne mettez pas le nez dans la liste des options !), une logique d'implantation imparable et un homme - Friedrich Schäfer - qui, ayant pris le temps (27 ans !) pour faire mûrir sa société et ses produits, a su rester humble et raisonnable… Ce à quoi il faut rajouter un effort commun sur toute la chaîne de distribution : et voilà !
Bref, on ne débourse pas inutilement des sommes indécentes pour entretenir un mythe. Ou en créer un…

 

ampli ASR Emitter

 

Et puis si vous avez des enceintes franchement impossibles, aux filtres aussi périlleux que des marécages ou au comportement un rien capricieux, il y a l'Emitter 2.
C'est le même schéma en superlatif ( étages de puissance vitaminés… ), avec une double alim ! C'est dire !
Une transparence encore accrue, une présence de citadelle dans un écrin de soie, une luxuriance de timbres dans une atmosphère de poésie, une élégance de jouvencelle dans une musculation de Spartiate : l’Emitter 2 se rie des impossibilités. Et cette fois encore proposé à un prix indignement faible face à ses contradicteurs…

 

préampli phono ASR Emitter

 

Les préampli-phono maintenant : sans hésitation des must ! Dès le Mini Basis jusqu'au Basis Exclusive et son alimentation par batterie.
Valeurs sûres sans aucun doute, le choix d'une vie probablement…

 

www.asraudio.de

Benz-Micro
(Suisse)

- cellule MC
- préamplficateur phono

 

une gamme de cellules MC très haut-de-gamme dont les prix ne sont pas forcément ceux que l’on croit.

 

Magnifiquement fabriquées, des pointes aux profils sophistiqués, les Benz-Micro sont pour beaucoup des jalons, loin de tout ésotérisme.

 

 

Souvent disponibles en plusieurs niveaux de sortie, les cellules Benz-Micro sont plutôt faciles à vivre.

 

Certains estiment qu’elles sont tout simplement les meilleures du monde. Oui, bon, le débat n’est pas plus intéressant que ça : que de musique en tout cas. Que de surprises enfouies à flanc de sillons que l’on croyait usés.

 

Enfin, c’est suffisamment rare pour être souligné, Benz-Micro propose la remise en état de toute cellule endommagée, pointe cassée ou autre.

Devialet
l’impensable pari
(France, fabrication française)

 

- amplificateur / convertisseur intégré / streamer

 

DEVIALET D-Premier : une révolution utile ! Enfin !

Car, ces formules ampoulées et éculées, telles : révolution technique, technologie de rupture, modernité…
… Oui, c´est bien gentil tout ça, mais le plus souvent ce sont de vains mots destinés à habiller une simplification économique tenant peu compte de l´exigence artistique, où des produits " tendance " sous couvert d´innovation, viennent enrichir l´encyclopédie navrante de la médiocrité.

Et puis de temps en temps ( très très rarement ! ) apparaissent des outils réellement novateurs incontestablement au service de l´essentiel, à savoir, dans notre domaine d´activité, sublimer le talent des musiciens.

C´est le cas de cet OVNI ( OSNI ! ) sans équivalent qu´est le Devialet D-Premier.

Devialet est une jeune société, française ( oui monsieur ! ), qui a consacré quatre années, énormément de concentration et d´intransigeance, à développer une nouvelle technologie d’amplification baptisée ADH pour Analog Digital Hybrid, qui associe un module d’amplification analogique en classe A, à huit modules d’amplification numérique pour combiner le meilleur des deux mondes.

Le résultat, brevetée par Devialet, est un appareil particulièrement innovant, l’amplificateur intégré D-Premier : une magnifique robe de 32 mm ( ! ) taillée dans un bloc d´aluminium poli, munie d’un cache pour dissimuler les entrées et la paire de borniers HP, ainsi qu’un afficheur couleur haute définition (180 DPI) placé sur le dessus du coffret qui indique l’entrée sélectionnée, les fonctions activées et le niveau du signal. L’appareil est conçu pour fonctionner aussi bien à plat qu´à la verticale, accroché à un mur afin de faciliter son intégration. L’ensemble est piloté par une télécommande propriétaire, tout aussi élégante, reliée par radio à l’amplificateur.

 

 

L´engin est d´une polyvalence unique aussi bien sur le plan de sa fonctionnalité que de son aisance sur n´importe quelle charge : avec 2 x 160 watts de puissance réellement disponible sous 8 ohms et 330 watts sous 2 ohms ( un exemple d’école de la stabilité ! ), et une impédance de sortie très basse, il délivre un ruissellement de musique aussi naturellement sur des enceintes à haut rendement que face à des géométries de charges complexes ou des filtres marécageux, dans des conditions exceptionnelles, puisque le constructeur annonce la plus faible distorsion ( THD + N de 0,001 % à pleine puissance ), le meilleur rapport signal/bruit ( 130 dB non pondéré ! ), la plus faible intermodulation, la meilleure impédance de sortie ( le facteur d’amortissement en dépend ), etc., etc., du marché.

Bon… Tout cela n´aurait pas grande importance si, comme souvent, ces chiffres d´école trébuchaient sur une écoute aseptisée ou clinique ou juste fade, ou juste trop jolie pour être vraie…

Pas du tout : enfin un appareil développé autour d´une technologie nouvelle et dont les performances lyriques surpassent probablement à peu près tout ce qui existe en amplis puissants à transistors scandaleusement chers, le tout dans un encombrement minimal, une présentation de bijou et pour un coût somme toute raisonnable.

Tout y est : rapidité, longueur de notes, fourmillement des silences, abondance harmonique, une résolution indicible possiblement dûe à un recul de la distorsion difficile à formuler, une notion du phrasé et de l’articulation que ne réussissent que de rares amplis à tubes sans le confort d’utilisation. En outre, son convertisseur intégré au plus près des modules d’amplification permet d’envisager une simplification évidente de l’utilisation : un excellent drive ou, plus logique encore, une ouverture vers la musique dématérialisée via de futurs fichiers haute-définition, sachant que l’on peut d’ores et déjà, en respectant de nombreuses précautions, envisager des solutions tout à fait honorables en ce domaine d'avenir ( un peu surestimé cependant ! ).

D'autant que le D-Premier est désormais équipé d'une liaison wifi asynchrone propriétaire, le génie de la chose reposant sur la particularité que le D-Premier est le maître de la liaison et c'est son horloge qui prend le contrôle sur toutes les autres ! Le lien idéal !

 

 

De longs essais en compagnie d´une autre révolution en matière de transducteur cette fois, à savoir les haut-parleurs Acoustical Beauty mis en œuvre par LEEDH, conduisent à une association naturelle avec ces merveilleuses enceintes pour offrir une solution extrême aussi bien pour la justesse et l´engagement musical que pour l´élégance visuelle.

Mais parallèlement aux LEEDH C, une petite démo sur des Living Voice atteint des sommets !

Et puisque le D-Premier peut tout piloter avec brio et décontraction, unifier les caractères déviants, pourquoi ne pas commencer par une écoute sur les enceintes en votre possession et que vous aimez tant ?

Il est aussi bridgeable pour une qualité plus élevée encore ( tout est possible ) et peut bien sûr s'intégrer dans une logique de multipli-amplification active via l'inscription de pentes de coupure via le DSP.

Au-delà d’ouvrir sur des solutions d’avenir, ce bijou tient tout simplement la première place dans le panthéon des amplis faciles à vivre et si évidents de légitimité lyrique !

Nous avons été parmi les premiers à nous lancer dans l'aventure, et nous en sommes fiers.

Depuis, la presse internationale s'est ruée sur l'objet et nous sommes plutôt contents de voir qu'en France en tout cas, ce n'est pas leur budget publicitaire qui a déclenché les éloges des critiques !

Quand on songe qu’il s’agit là d’un produit conçu dans la froide objectivité d’une pensée de laboratoire, on se dit que décidément tout est possible…

… Mais que jamais l’exception ne fera loi.

NB pour ceux qui veulent en savoir plus :

Le D-Premier joue l’intégration, à travers des circuits modulables, entièrement réalisés en composants de surface ( plus de 2500 composants au total ) et une configuration des entrées entièrement paramétrable par le biais d’une interface HTML téléchargeable par SD Card.

 

 

La partie préamplificatrice est également modulable afin de pouvoir recevoir les nouveaux codages multicanaux ( Dolby et DTS ), mais aussi de piloter une configuration active grâce à un filtre intégré directement à l’appareil ( configuration qui nécessitera, bien sûr, plusieurs modules d’amplification supplémentaires ). Elle intègre 2 entrées analogiques RCA configurables ( dont une entrée phono MM/MC ), 2 entrées optiques TosLink, 4 entrées coaxiales S/PDIF, mais aussi 1 entrée AES/EBU numérique sur fiche XLR et une entrée-sortie HDMI 1.3 pour récupérer le signal audio en sortie d’un lecteur de DVD ou Blu-ray.

Le Devialet est également équipé ( à condition de la programmer ) d’une sortie subwoofer pour constituer un système 2.1 ainsi que d’une entrée-sortie Trigger et d’un port RS-232 pour faciliter son intégration dans une installation domotique. L’ensemble bénéficie d’un convertisseur D/A intégré conçu par Devialet à partir d’une puce Texas Instrument (ex Burr-Brown) PCM 1792, située au cœur du module d’amplification afin de raccourcir la chaîne de traitement du signal.

www.devialet.com

Eera
obstinément épris de justesse
(France, fabrication française)

- lecteur CD

 

Marseille est une ville formidable ! Cosmopolite, contrastée, sombre ou lumineuse au hasard des détours dans des ruelles animées et bruissantes, toujours changeantes.
Marseille est aussi la ville bénie où sont nés les Eera ! Ils n'en ont gardé que la lumière ; mais une lumière toute en nuance et finesse, une transparence de cristal, sans artifice, sans recherche d'effet, une lecture soyeuse, huilée, un sens du phrasé, du lien, de la mélodie, un refus du racolage hi-fi ou du spectacle vite harassant…

 

lecteur cd Eera

 

Bref, une vision féminine ( dans le sens inspiré du terme : Romain Gary écrivait dans " les Racines du Ciel " : une certaine féminité extrême, avec ce que cela suppose d'intuition et de sympathie, c'est à mon sens ce qui approche le plus de la véritable intelligence… ), nonobstant ce singulier aplomb des fondamentales, ce panache permanent, cette densité noble qui charpente la note autour d'un noyau, définit au mieux la substance des instruments ou les perles de la chair. Très beau !

Et puis ce qui ne gâche rien, la présentation des appareils est d'une sobriété idéale.

Alors, les meilleurs lecteurs CD du monde ?

De tous ceux que nous avons écoutés, ( et ça en fait vraiment beaucoup, parmi lesquels de vraiment illustres et inabordables ! ) sur le critère du pure respect de l’expressivité musicale dégagée de toute frime inutile : oui, absolument oui !

A ce stade d’affirmation, nombreux sont ceux qui hausseront les épaules en ricanant :
« Comment, on voudrait nous faire croire qu’une toute petite équipe dans son coin pourrait faire mieux que des gros groupes aux moyens colossaux, travaillant parfois même dans le domaine professionnel ? »

Eh oui, peut-être une petite équipe passionnée et attentive, ne déviant pas de sa recherche initiale, évite-t-elle précisément la surcharge inutile des circuits, la complexité craintive pour au contraire atteindre à une simplicité beaucoup plus ardue. Ne dit-on pas de grands artistes qu’ils ont mis des années à épurer leur art ?

On constate souvent, à l’observation de lourdes machines prestigieuses, l’empilement de circuits tous plus alambiqués les uns que les autres, chacun destiné à corriger des aberrations engendrées par le précédent. Ou même à redresser un signal considéré comme tordu dès la lecture. Dans certains lecteurs, le signal traverse jusqu’à trois ou quatre convertisseurs à la file sous prétexte de meilleur filtrage. D’accord mais que reste-t-il du signal à l’arrivée ?

Eera prend un total contrepied de tout cela : un parfait contrôle du flux par un reconditionnement unique de la mécanique, puis une simplification optimisée du schéma sur le parcours du signal. Ce qui n’est pas une sinécure car il faut un contrôle total des alimentations, une maîtrise absolue des composants et leur dérive et une optimisation de chaque sous élément qui entoure cette épure ! Un tour de force assidu.

Suétone a écrit : « on raconte que, lorsqu’il écrivit les Géorgiques, Virgile avait coutume de dicter tous les jours un grand nombre de vers qu’il composait le matin, et passait ensuite le reste de la journée à les réduire à un nombre infime, observant avec humour qu’il léchait son poème comme une ourse lèche son petit et lui donnait peu à peu sa forme définitive. »

Ben un Eera, c’est un peu ça !

Ah oui, pour faire taire les ignorants qui racontent n’importe quoi : un lecteur Eera est le résultat d’une étude partie d’une page blanche : tout, absolument tout, de la gestion de la lecture, la récupération des flux, les évolutions considérables de la mécanique, les alimentations sophistiquées, les étages de conversion particuliers et les étages finaux, a été conçu par Eera et appartient à Eera.

A faire écouter à tous ceux qui veulent croire que le lecteur CD est d’ores et déjà battu par les fichiers informatiques. La plupart des lecteurs CD, peut-être. Pas les Eera. Quelles que soient les solutions employées !
Et croyez-moi, on y travaille !

Une dernière raison de jubiler ? Initial, Classic One, Essentiel, Intégral ou Tentation sont des machines dont le prix est un vrai prix ! Autrement dit, elles ne craignent absolument la comparaison avec des objets beaucoup - voire scandaleusement – plus coûteux !

Parce que, de la validité des prix en haute-fidélité, il y aurait beaucoup à dire !

D'où sans doute la rareté des points de vente de ces machines ruinant les espoirs de fabricants ambitieux : on choisit de représenter Eera par éthique, pas par mercantilisme !

Eera donne l'occasion de s'en rendre compte !

Une découverte tardive, parce que j'avais un peu des a priori… Comme quoi…

Eera a choisi de garder pour sa gamme d’appareil une hiérarchie constante : les appellations DL-1, 1.5 et 2 ont donc connu de nombreuses évolutions à travers les années. Pour éviter les confusions, les machines de Didier ont d’abord été estampillées d’un millésime sur la face arrière ( par exemple pour le DL-2 à V3.1 / 2009 ) et ont enfin été totalement rebaptisées à l’occasion d’une amélioration significative des circuits.

Ah oui, une petite info dans le creux de l’oreille. Je suis si séduit par l’ardeur jubilatoire de ces sobres objets ( qui m’aident enfin à faire un tri drastique sur mes étagères ) que papa Eera a concocté pour nous faire plaisir une série limitée sur souscription, l’Autographe, issue de l’étude du futur modèle ultra haut-de-gamme Epure. Ça vous dit ?

Eera : les lecteur qui rompent le vieux débat stérile CD contre vinyle !

Du moment que l’émotion est au rendez-vous…

 

www.eera.fr

Euphya
les fruits du printemps
(France, fabrication française)

- amplificateur
- convertisseur

 

De conception et fabrication françaises, Euphya est une marque bien imprimée dans l’esprit de nombreux mélomanes.

 

Des productions singulières, des puissances " suffisantes " comme dit leur concepteur avec humour, une attention toute particulière portée sur les diverses perturbations électriques et électromagnétiques ou autres pollutions HF ou mémoire des composants, ainsi que sur une inconditionnelle stabilité et fiabilité…

 

C’est l’arrivée du modèle Alliance 280 qui nous a conduits à accueillir ce sympathique créateur.

 

Un délié savoureux, une expression claire de cette notion souvent galvaudée de " fruité des timbres ", des fins de notes jamais tronquées mais au contraire un lien si rare dans le monde des amplis à transistors de quelque prix que ce soit.

 

A propos de prix : les propositions Euphya sont étudiées pour défier des appareils honteusement plus coûteux.

 

Muni de série d’une excellente carte phono MM, le 280 peut en option être accompagné d’une splendide carte MC.

 

En outre, possibilité très appréciable du moment qu’elle ne tourne pas à l’emprisonnement sectaire, le 280 restera votre fidèle compagnon tout en évoluant en puissance, transparence et rapidité par l’ajout d’un boîtier d’alimentation extérieur qui le fera grimper notablement en gamme.
Cette alimentation hisse le 280 de plusieurs crans en autorité, stabilité, souplesse d’emploi et pouvoir de résolution. Le 280 atteint même une qualité de définition assez stupéfiante !

 

vente de lecteur cd AudioAéro

 

On a souvent vu associés les noms de Mulidine et d’Euphya, comme par une sorte de lien naturel. Maintenant que Staccato a prouvé depuis longtemps l’universalité d’emploi des Mulidine, nous allons démontrer qu’un Euphya peut parfaitement vivre sa vie sur diverses enceintes.

 

Pourtant, indubitablement, la combinaison des deux marques cousines est bien alléchante…

 

Aussi, mélomanes de tous poils, si un équipement 100% français, révélant le génie de vos interprètes favoris, vous tente, pas de souci : Eera Classic 1 + Euphya 280 + Mulidine Capriccio vous feront vivre de longues heures de frissons.

 

Et pour les gourmands : Essentiel + 280 ou 280 & ALS + Cadence ! Vous n’êtes pas près de changer de système, croyez-moi.

Très souple d’utilisation par une batterie d’entrée complète, cet appareil a clairement bénéficié de l’attention tatillonne habituelle de ses concepteurs : nous qui nous étions soigneusement éloignés des solutions d’empilage de boitiers, d’éléments séparés où tout le monde se perd un peu en chemin, à commencer par la musique, nous avons été comblés par cette boite à musique qui respectent les fondamentaux de notre intransigeance.

A suivre donc, car les voies incontournables d’une modernité parfois discutable nous contraignent à être attentifs à la musique dématérialisée, pas totalement convaincante encore mais inéluctable, même si une étude récente effectuée par un major du disque prouve que seuls les français se sont jetés dans la brèche pour le classique ou le jazz, là où les mélomanes des pays plus exigeants ( et également les plus nombreux, car côté consommation de musique jazz ou classique, nous sommes dans le peloton de queue… ) gardent une réserve prudente. Ce qui explique possiblement la continuation de mécanique CD haut-de-gamme au Japon par exemple…

Exposure
fidélité tranquille
( GB )

- amplificateur
- préamplificateur
- lecteur CD
- convertisseur
- accessoires dématérialisation

 

Née en 1974, Exposure est une marque restée invariablement discrète et fidèle à elle-même à travers les années et les créations diverses.

De présentation sobre et simple, les petites et moyennes gammes ( 1010, 2010 S2 et 3010 S2 ) sont fonctionnelles et discrètes… Mais font un boulot !

Lecteurs et amplis ont une franchise, une transparence et un sens des couleurs et des matières très affirmés, sans forcer, sans constriction, sans aucune ostentation sans jamais la moindre vulgarité et sans jamais donner l’impression de privilégier telle partie du spectre.

 

vente de lecteur cd AudioAéro

 

On est à l’opposé de cette tendance des électroniques petites ou grandes qui procurent une consistance chewing-gum ou au contraire sèche et métallique, les attaques ici sont franches, détourées, les éclats des cuivres brillent à souhait alors que le soyeux des cordes ou la sensualité d’une voix coulent sans effort ou crispation, mais sans non plus s’empêtrer dans une fausse chaleur émolliente et rapidement plus lassante que délassante !

Venant idéalement épauler, tout en conservant l’étagement de gamme, nos décidément indétrônables Sugden, les gammes 1010, 2010 et 3010 Exposure sont universelles et surprennent par un engagement rare dans cette catégorie d’appareils ( et même au-dessus ! ) jamais emphatique contrairement à de réputés concurrents britanniques !

Et puis Exposure c’est aussi un petit accessoire malin qui permet de profiter de son I-Pod à distance sur sa chaîne, avec une qualité sonore surprenante !

Merci pour ce plaisir-là aussi !

 

vente de lecteur cd AudioAéro

www.exposurehifi.com

 

Graham
la précision bienveillante
( USA )

 

- bras de lecture B44 Référence 2 ( 9 et 12" )

 

Un bras de lecture unipivot intégralement exceptionnel et encore abordable ( oui, bon, on s’égare parfois un peu… ). Surtout si on considère qu’il s’agit d’un des trois ou quatre meilleurs bras du marché.



Une réalisation mécanique minutieuse pour un bras offrant des réglages d’une finesse rare mais aisément maîtrisables et très stables dans le temps.
Un des secrets est le système ajustable de stabilisation magnétique qui permet en même temps un parfait équilibre latérale, un azimut réglable et un amortissement assisté, système breveté et dénommé Magneglide.

 

Un bras quasi universel, assurant une tenue de premier ordre et un naturel de restitution de peu d’équivalent : un objet sans âge !

J.A Michell
élégante tradition
( GB )

 

- platine T-D

 

Des choix techniques peaufinés depuis des décennies pour un résultat dépouillé en apparence, une pureté de lignes liée à des performances musicales incontestables.

 

Les Michell soignent nos chers vinyls, en extraient la substance pour la plus grande joie de nos oreilles qui ont parfois oublié la flamboyante suavité, la plénitude immédiate, la respiration d'athlète, le lyrisme immédiatement désarmant des bon vieux 33 t…

 
platine T-D Michell

 

Une belle gamme, un bien beau bras, une réalisation soignée, des dessins impérissables pour des produits affranchis des modes. Que demander de plus ? Les payer plus cher ? Ah, en effet… Certains pourraient s’en plaindre…

 
platine T-D Michell

 

Gyro SE, Orbe, des noms qui font rêver depuis longtemps maintenant et pour quelques siècles encore…

 

www.michell-engineering.co.uk

JoLida
passion sans frontière
(Chine)

- préamplificateur tube
- amplificateur tube
- intégré tube
- lecteur CD
- tuner

 

Contraction de Joyce et Linda, m'a-t-on dit, prénoms des épouses des deux créateurs.
Oh certes, depuis, on a appris la vérité sur la genèse de ces appareils, mais l’anecdote est suffisamment jolie pour la garder.

 

préamplificateur tube JoLida

 

JoLida est la preuve ( rare ) que l'on peut accéder aux joies du tube sans se ruiner à vie ni se retrouver face à des appareils dégoulinant comme des loukoums : JoLida, c'est transparent, rapide, voluptueux, nuancé : c'est déjà du tube haut de gamme, dont les performances ne vont pas disparaître au bout de quelques mois…

 

Je suis surpris de constater le succès dans les esprits d’audiophiles crédules de certains produits non moins chinois là où il faut passer son temps à justifier JoLida qui est pourtant une marque des plus anciennes, artisanale ( 30 personnes, des productions se comptant en dizaines d’unités, pas en milliers, utilisant des matériaux nobles où nécessaire : tôle à grain orienté d’origine allemande pour les transfo de sortie ) face à des géants fournissant à peu près n’importe qui et à n’importe quel prix, et surtout JoLida est une marque proposant enfin des amplis à tubes qui ne cautionnent pas la caricature des défauts du tube souvent considérés comme leur vertu, cf notre intro au chapitre : le tube.

Or, vu le nombre de ces objets vendus sur plusieurs années et la quasi-absence de retours en SAV, je n’ai qu’à me louer d’une nouvelle collaboration plus directe avec cette marque enthousiasmante, tellement au-dessus de la mêlée de la concurrence si définitivement encagée dans la malédiction des appareils à lampes certes séducteurs, certes impressionnants, mais si répétitifs et si peu inspirés par la musique à force d’une lourdeur poussive dans le bas, et dégoulinant d’harmoniques qui n’existent pas au naturel et se répètent invariablement disque par disque.

Le JD 303 ? Plus universel d’emploi que le 707, il n’est pas que ça : il prend une notable distance avec le 707 sur tous les critères, résolution, timbres, lisibilité, rigueur tonale. Et enfin, ses qualités musicales souveraines ne se font plus au détriment de la carrosserie : le nouveau 303 est de présentation actuelle et élégante sans ostentation !

 

préamplificateur tube JoLida

 

 

Vous manquez de puissance ? Le très joli JD801S est fait pour vous ! En prenant là aussi une petite avance en richesse harmonique, souplesse de restitution, une vraie merveille très universelle !

Ou éventuellement encore, le JD1000 : 100 w par canal obtenu par un double Push d’EL 34, c’est du velours, de l’onctuosité et un sentiment de réserve, de tranquillité, de souplesse rare.

Les lecteurs CD sont fait du même aluminium : le JD 100S est un bonheur d’enthousiasme lyrique, il timbre magnifiquement, il est vif et varié : pour trouver un équivalent à ce prix ( environ 1290 € ), il faudra beaucoup de patience ou de mauvaise foi. Notez que ce n’est pas ce qui manque dans notre domaine.

Et ainsi de suite pour des produits toujours performants à condition de rester vigilants face aux mauvaises copies. Ben oui, le gag est qu’il y a des copies…

 

www.jolida.fr

 

JoLida by staCCato
l’empêcheur de tourner en rond
( Chine / France )

 

JoLida : la marche qui précède Unison Research sur le Podium de nos amours ! - écrivions-nous il y a peu encore …

 

Eh bien, nous allons franchir un nouveau cap : la qualité des transformateurs de sortie ( qui tranche radicalement avec l’ensemble de la concurrence asiatique et pas seulement ! ) et les astuces du schéma nous ont incités à nous livrer à divers essais à travers les années nous permettant de proposer des versions « dopées » de certains appareils ( le 303, le 801S ou le 300B mais sont ces modifications sont envisageables pour toute la gamme d’amplis et même le préampli phono ( formidable ) JD9 ), qui enterrent - sur la totalité des critères fondamentaux de la musicalité et de l’ardeur sensible, de la rigueur et de la vitalité musicale - des appareils prestigieux coûtant plus de 10 000 €.

 

Apportez vos chers amplis, nous prouverons nos dires !

 

Tout a commencé le jour où un client sympathique ( ne le sont-ils pas tous ? Euh, non ! ) est revenu nous voir parce qu'il envisageait de changer son ampli. Il était propriétaire d'un JoLida JD302 que, dans un élan altruiste quelques années plus tôt, nous nous étions amusés, un ami technicien inspiré ( Magic Bernard ! ) et moi-même, à modifier passablement ( nous allons nettement plus loin mainteant ) pour éviter de casser sa tirelire déjà quasi-vide...

 

Il voulait acheter un Unison Research S6 que nous aimions tous. Pourquoi pas en effet ? Toutefois, par pure curiosité, nous lui avons proposer de rapporter son JoLida modifié, comme ça pour voir où il en était après quelques années de rodage.

 

Stupéfaction : non seulement le JoLida bonifié laissait sur place notre cher S6, mais il surclassait également le Sinfonia ! Dans tous les regsitres d'expression, de timbres, de dynamique, etc...

 

Bien sûr le client a gardé son JoLida, et nous, on a commencé à réfléchir : ne tenait-on pas une solution, certes pas des plus faciles à mettre en oeuvre, à l'indigence des amplis que nous avions avidement testés et tristement rejetés en accumulant les déceptions et les colères ?


En effet, devant la difficulté à trouver des amplificateurs intégrés à tubes réellement qualitatifs dans une fourchette de 2 000 à 6 000 € ( en dépit, je le répète, de centaines d’heures épuisantes et déprimantes à écouter un maximum d’objets venus du monde entier ! ) et compte tenu de la qualité de fabrication des JoLida vérifiée sur de nombreuses années de collaboration, ainsi, vous l’avez compris, que leur richesse musicale incontestable, nous avons choisi de développer une politique nouvelle :

proposer ces merveilles muries à coup de Mundorf, potentiomètre Ko-On, résistances tantale et autres nombreux composants ultimes de cet acabit, ainsi que des options « recâblage » en Absolue Créations, un régime sublimant, effectué bien sûr avec l’accord du distributeur, pour catapulter ces modestes mais performants engins vers des sommets rares où pourtant l’oxygène de la musique vous enivrera de bonheur pour longtemps !

Un 303 ou un 801S by staCCato, c’est une rigueur hallucinante au profit d’une authenticité bouleversante sur tous les critères, la résolution ultime, rien ne reste dans l’ombre, sans la moindre surexposition cependant, une sensation d’être dans la pièce de l’enregistrement, la distance exacte, la stabilité des placements, la plausibilité de matières charpentées, le déroulement patient de chaque parcelle sensible, la tension dramatique ou l’ironie des musiciens… la pièce d’écoute semble tenue, la disparition totale de distorsion et d’intermodulation est surnaturelle. Les bénéficiaires sont les musiciens, dont l’inventivité, la sonorité, l’humanité sont magnifiées par ces modifications radicales.

De Radiohead à Leonid Kogan, de Kathleen Ferrier à Johnny Cash, de Enrico Rava à Billie Holliday, les couleurs extravagantes, les frémissements subtils, l'autorité physique, le rythme, la chair et le sang, l'émotion sont au rendez-vous de l'éloquence musicale !

 



Les prix peuvent paraître élevés par rapport au produit d’origine, mais le travail de bonification est profond et exigeant et le résultat vaudrait largement le double !

Essayez et vous constaterez par vous-même !

Songez que ces modifications sont possibles à tout moment de la vie de votre appareil, vous permettant ainsi d’étaler les dépenses dans le temps sans le problème de la revente et la perte liée.

La quintessence des classiques du tube !

 

Pour info et afin d'éviter toute confusion :

Nous n'intervenons pas sur les lecteurs CD Jolida, sauf pour un éventuel retubage !

Nous sommes très heureux avec nos Eera et Sugden et ne sommes donc pas face à la même pénurie de bons appareils que pour les amplis à tubes à moins de 6 000 €...

KR-Audio
le sacre des monstres
(République Tchèque)

- préamplificateur
- amplificateur tubes

 

Au départ, Riccardo Kron ( K. R ) est un fabricant de tubes, travaillant jadis pour Tesla, qui rapidement se distingue par des réalisations hors normes totalement dédiées à l’audio et réellement novatrices ; et puisqu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, KR-Audio devient rapidement un repère stable dans le labyrinthe des constructeurs d’électroniques audio grâce à des réalisations atypiques défiant les modes et atteignant au sublime via le choix de techniques simples et spécifiques et de composants aussi rassurants que des transformateurs fabriqués sur mesure par Lundahl.

 

Une gamme certes un peu complexe mais des performances inouïes à l’arrivée réunissant le meilleur de technologies souvent contradictoires : le moelleux, la richesse harmonique, la vélocité, la tenue et la puissance, la sensibilité et l’autorité, certes, mais avant tout un sens des nuances que l’on ne trouvait jusqu’ici que sur des appareils délivrant tout au plus une timide poignée de watts et souvent dans des couleurs superfétatoires.

 

Songez tout de même qu’un Kronzilla SXi développe 50 W en pure classe A sur une seule triode et sans contre-réaction ! 52 kilos d’éloquence musicale !

achat d'amplificateur Nad

D’une mise en œuvre un peu délicate - à ce stade de qualité il faut veiller à tout - les KR-Audio se révèlent des compagnons d’excellence des enceintes fétiches de StaCCato, à savoir les Strad ( mais aussi d’à-peu près tout ce qui se fait, il faut le reconnaître…). Il permettra d’en exploiter l’inouï potentiel d’expressivité dans des pièces aussi différentes que possible.

L’abondance animée servie par des épaules baraquées réussit l’incroyable pari d’universaliser l’emploi de transducteurs si rétifs à l'imperfection ambiante ; petites pièces ou grands volumes, aucune crainte à avoir, l’association de ces deux marques apparemment étrangères se révèle d’une évidence musicale sans équivalent même en multipliant exponentiellement la facture !

Médusés par l’association VA 350 / Ada +, nous tremblons encore de l’émotion et le punch distillée et asséné par la réunion Kronzilla SXi / Lemda.

Et puis il y a le trublion, le compact et universel VA 880, petit et d'une présentation sobre, il développe un panache de stentor nuancé d'une délicatesse de fée !

Sans parler bien sûr des blocs mono Kronzilla DM associés au génial Conductor d’Art Audio
D’une extrême distinction, la restitution associe une rigueur tonale sans faille à une capacité au relief et aux contrastes probablement unique. Grain, matière, délié, nuances et plénitudes, charpente et sensibilité, un monde de vie et d’élan, d’abymes et d’altitudes, d’intensité émotionnelle et d’ardeur fragile : la musique donc…
La délicatesse de Clara Haskil riant sous la vigueur de Richter, l’inventivité de Brian Eno contournant la rigueur de Schuricht, La poésie de Kate Bush jouxtant la férocité de Sepultura…

Petite précision utile : les tubes KR, souvent uniques dans leur référence, sont quasiment inusables, sous réserve bien sûr de bonnes conditions d’utilisation ! Il convient dès lors de relativiser beaucoup leur prix élevé quand on sait que leur durée de vie est à peu près dix fois celles de tubes réputés.

 

www.kraudio.fr

Lyra
chef d’œuvre d’artisan

 

Les cellules phonolectrices à bobines mobiles Lyra sont conçues et fabriquées au Japon par Scan-Tech à Tokyo. Chaque modèle est l’oeuvre de Jonathan Carr en collaboration avec Yoshinori Mishima, l’artisan ( artiste ? ) qui les construit entièrement à la main. L’objectif est de reproduire le plus fidèlement possible le contenu du sillon, sans aucune « signature sonore » de la cellule elle-même.

 

 

 

Naturel et musicalité
Chaque cellule Lyra emploie un stylet de profil « Ogura PA Line Contact » à très faible masse.
La micro pointe en diamant, méticuleusement taillé et poli, permet un suivi de piste excellent et une grande résolution des moindres détails, avec une usure minimale du sillon.
Grâce au profil retenu, qui assure un excellent contact du diamant avec les parois du sillon, la lecture est peu perturbée par un défaut local ( rayure, poussière, etc. ).

 

 

 

 

De plus, le diamant pénètre dans le sillon à une profondeur normalement non atteinte par d'autres pointes de lecture.
Le résultat ? Moins de bruit de fond et une reproduction unique des disques joués, même usagés. L’utilisation de matériaux légers et non magnétiques pour le corps des cellules ( résonances minimales ), l’absence de coque de protection ( clarté et transparence maximales ) contribuent également au naturel et à la musicalité reconnus mondialement aux LYRA.

Perreaux
féroces guerriers de retour des pays chauds*

(New-Zealand)

 

- amplificateur

- convertisseur

- drive

 

Depuis longtemps déjà, nous cherchons des amplificateurs puissants, universels, à des prix pas cinglés, et qui ne sacrifient pas les qualités minimales requises pour respecter les fondamentaux de la musique.

Nous avons éclusé des heures d’écoute et de curiosité, nous avons épuisé quantité de marques prestigieuses, y compris celles auxquelles on n'aurait pas eu accès de toute façon ( sans regret, ouf ! )

Au milieu de ces longs instants d’atrocité sonore, est passé le Perreaux Eloquence 150i

On s’est dit : ah, plutôt pas mal !

Allez soyons honnêtes : vraiment bien !


Mais on s’est dit aussi : si un appareil comme ça, qui ne semble pas avoir de particularités de conceptions, issu d’une société de Nouvelle-Zélande initialement spécialisée dans la sono et devenu le chantre du Mos-fet ( statistiquement, je ne suis pas fan ) est capable de faire presque aussi bien que notre petit favori, le Masterclass Sugden, à puissance nettement supérieure, donc d'une plus large palette d'emplois, on peut supposer qu’on trouvera aussi bien chez un fabricant plus proche, ou plus accessible, ou correspondant mieux à nos normes par défaut : une machine un homme…

Donc on a continué à découvrir. Des produits aux pedigrees impressionnants…

Et puis non, décidément, le Perreaux restait seul à l’issue d’une longue compétition

Le seul ?

Le seul à ne pas faire l’impasse sur l’expressivité, le seul à savoir timbrer avec raffinement, justesse et richesse, le seul à préserver la densité des matières sur l’ensemble de la gamme dynamique, le seul à swinguer, à ne pas éteindre les fins de notes, le seul à développer une poésie touchante sur toutes les interprétations qui en recèlent…

Donc on a pris.


Cette machine, pas très encombrante, mais d’une énergie stupéfiante ( on l’a évidemment essayé sur les gourmandes Leedh C qu’il met en valeur avec une aisance comparable au Devialet D-Premier ) offre un large panel de possibilités puisqu’on peut lui adjoindre une carte phono MM/MC, évidemment, mais aussi une carte DAC munie d’entrée diverses très complètes et qu’il est aussi doté d’une entrée Home-theater…

On a pris et on est contents, même si, une fois de plus, il ne s’agit pas de la marque la plus prestigieuse du moment. Que voulez-vous, ce n’est pas faute d’avoir essayé !

Et puis, au passage, on a aussi testé et adopté le très élégant Radiant 80i, une nouveauté préfigurant une nouvelle gamme.

Solide et plein, il gazouille allégrement, délivrant des couleurs vivantes, une restitution souple et raffinée et un bel aplomb dynamique. Il est aisément comparable à notre cher Euphya, divergents sur quelques points mais semblables sur l'essentiel !

 



Là encore, entrée phono ( MM ) et carte DAC, incluses cette fois, le tout pour 2390 € !!! Il faut l’écouter pour le croire !

Je ne sais pas pour le reste de la gamme, mais ces deux appareils respectent idéalement ce qui est devenu, sans l’avoir vraiment prémédité, une démarche sincère du magasin : rejeter ce qui ne peut pas justifier son prix.

 

* honteuse récupération de : "ces féroces infirmes de retour des pays chauds", truculent et génial roman de Tom Robbins

 


 

 



 

Ortofon

- cellule MM & MC
- transformateur pour cellules MC

 

Dans le domaine des cellules, il est facile de se disperser. Certes, il y a actuellement une curiosité nouvelle pour le vinyl, mais de là à croire que tout le monde s'équipe, il y a un cap. Aussi vaut-il mieux sélectionner…

Chez staCCato nous aimons les cellules Ortofon, presque toutes, aucune ne vous trahira et certaines méritent sans peine de rentrer dans la catégorie Référence : une Kontrapunkt B pouvait rivaliser sans problème avec quelques jalons ultra haut de gamme du marché.

Bon elle n'existe plus mais est idéalement remplacée par la série Rondo !


Ortofon permet par conséquent de couvrir une demande large et variée en MM ou en MC !

 

cellule MM et MC Ortofontransformateur pour cellules MC Ortofon

 

Mais, ponctuellement, nous serons ravis d'envisager d'autres hypothèses avec vous…

www.ortofon.com

Sugden
l’austérité émouvante
(G-B)

- préamplificateur
- amplificateur pure classe A
- intégré pure classe A
- lecteur CD
- enceinte

Pionnier et pilier de la classe A, Sugden a en plus la délicatesse de fabriquer des amplificateurs et des lecteurs CD réellement beaux ! Ce qui évidemment ne suffirait pas si la plastique n'était pas au service d'une esthétique sonore sans faille, une musicalité frôlant celle des meilleurs tubes mais offrant une large universalité d'emploi en dépit de faibles puissances annoncées.

Faibles puissances certes, mais en vraie Classe A et non pas en pseudo glissante ou autre fantaisie… Classe A accompagnée d’un jeu judicieux et unique sur la contre-réaction.

amplificateur pure classe A Sugden

Un son dense, précis, agile, varié et très tenu, mat dans le bon sens du terme, jamais d'exubérance, mais une stabilité inconditionnelle
… pas forcément lumineux mais toujours mélodieux, toujours au service de La Musique, Sugden a un vrai et sincère amour des variations de tonalité, des atmosphères magiques, des nuances fines…

Sugden : Fritz Reiner de l'électronique ?

Ah oui, au fait : ça n'est pas du tube. Même si on pourrait s'y tromper à l'écoute du moelleux des cordes de l'orchestre par exemple !

Le lecteur Fusion ( qui est aussi un convertisseur ) permettra de compléter idéalement la proposition des amplificateurs de la marque, en conservant les critères hautement esthétiques et mélodieux des amplificateurs. Un régal pour les yeux et la musique !

amplificateur pure classe A Sugden

La gamme Mystro complète habilement les nobles lignes A21 et Masterclass en proposant des produits à prix franchement bas, de qualité et fabrication Sugden, même si de conception un peu moins distinctive. L’économie se fonde essentiellement sur une présentation simplifiée, pas sur la qualité technique.

Associés à des Mulidine Capriccio, c’est un régal de chaque seconde : délicatesse et ampleur, des timbres subtils et variés, un sens du délié digne des meilleurs : un bonheur ! Cerise sur le gâteau : il y a même une entrée phono MM !

Une nouvelle chaîne des amis est née !

A découvrir absolument !

C’est juste agaçant de constater une fois encore que c’est au sein des marques moins sur le devant de la scène que l’on respecte la trame musicale avant tout, à l’encontre des petits favoris de la presse usurpant leur réputation à la force de la répétition…

Et puis, pour clore le beau chapitre d’une marque fétiche de staCCato, l’originalité s’appelle LS/21 et c’est… Une enceinte acoustique ! Une vraie surprise qui est aussi une bonne surprise. Parce que, entre nous, on y croyait à moitié, même si elle a été réalisée par un acousticien de renom, ce ne serait quand même pas la première fois que nous serions déçus par des concepteurs réputés.

Ben non : d’une présentation à la Sugden, avenante et très bien finie, dessinée dans des proportions prenant vraiment en compte les contraintes de l’habitat moderne, l’allégresse musicale de la LS/21 est d’une homogénéité sans faille, une liberté rythmique et dynamique idéalement équilibrée, une définition et une cohérence de large-bande, évidemment sans renoncer à ce sens des teintes fines qui caractérise les électroniques de la marque. Des timbres savoureux mais dans une impassibilité du meilleur crû ! Très ouverte, la LS/21 restitue idéalement l’air autour des instruments. Pas capricieuse, elle respecte tout type de musique, n’en fait jamais trop, docile à toute sollicitation musicale.

Nous sommes ravis, même si nous avons l’impression, avec Sugden, de rentrer dans une politique que nous évitons généralement, à savoir une politique de marque. Mais sans doute est-ce la preuve que, décidément, quand une équipe est posée, exigeante et sincèrement à l’écoute de la musique, ce qui en découle reflète l’humanité…

Finie à la commande et dans des présentations variées, la LS/21 s’associe évidemment à merveille avec les électroniques Sugden, des plus petites aux plus grosses, mais pétillera sans problème avec d’autres électroniques chantantes du marché…

 

www.sugdenaudio.com
www.imaginhome.com

Tosca
modernité traditionnelle
(France, fabrication française)

 

- intégré tube
- étage Phono

Que dire de Tosca ? Issu du berceau infiniment luxuriant de Fidelta, Tosca pourtant ne fait pas du Fidelta : ils n'en ont gardé que le meilleur !
Peu de modèles mais une simplicité émouvante au service de l'Authenticité… à propos de laquelle il y a peu à commenter.

 

intégré tube Tosca

 

Tosca, ce sont des schémas simples mais bourrés d’astuce, le choix de tubes rarement employés mais pas ésotériques non plus ( 6V6, 6C45, 300B+… ), des composants de compétition, Black Gate, Simlic, Mundorf, JJ, Elma, transformateurs sophistiqués, des châssis antisismiques, un câblage entièrement en l’air…

L'actuelle gamme des intégrés Tosca - AT-3 ( à prix doux compte tenu de l'inexprimable musicalité qu'il déploie ), AT-7 ( 72 kgs pour 16 W, déjà ça se visite mais quand on écoute, on se demande si tout ce qu'on a écouté avant n'était pas coloré ! Que de tonalités peuvent recéler nos chères galettes argentées ! ) et sous peu AT-5 - n'est vraiment pas universelle : de 8 à 16 w, sans contre-réaction ( ou si peu ! ), ça ne drive pas tout, comme on dit dans notre vilain jargon…

Mais si le mariage se fait, alors les Muses s'en donnent à cœur joie :
Tosca et Audio-Note : du bonheur, un florilège de sensations.

C'est tout !

 

Thorens
les démons du passé

 

- platine T-D

 

Certains détracteurs se gaussent en claironnant haut et fort que ça n'est plus ce que c'était… Mais de quoi parle-t-on pour regretter obstinément les valeurs d'antan ? De ces platines qui colorent à loisir, de ces platines molles qui livrent un son épais qu'on assimile au vinyl ?
" Older " n'est pas systématiquement " better " ! La TD-850 est probablement une des meilleurs platines du marché toute catégorie confondue.
Simplement parce qu'elle tient son rôle, celui d'une base stable, anti-résonnante, dotée d'un moteur à fort couple pour maintenir l'inertie d'un plateau lourd, plein et mat et repousser le niveau de bruit du disque, point final.
Pour un budget légèrement supérieur, la 2030 ajoute une touche d'élégance pas désagréable quand on connaît la durée de vie d'une platine T-D !

achat de platine T-D Thorens

 

Quant à la très jolie ( ou amusante ) TD 309, elle garde l’autorité musicale des grandes sœurs. A ce prix-là, pourquoi se priver ?

 

achat de platine T-D Thorens

 

www.thorens.com
www.dea-international.com

transducteurs

 

Mulidine
l’humanité palpable
(France, fabrication française)

- enceinte acoustique

 

Pas tenté par la lumière des projecteurs, Marcel Rochet a toujours été patient et obstiné ( têtu ? ) dans sa quête de la reproduction musicale. Jamais l'envie de voir sa société passer à la vitesse supérieure ne l'a tenté : trop de risque de voir s'échapper l'âme de ses chers transducteurs…


Son successeur, Marc Fontaine, est du même bois : celui dont on fait les meilleurs instruments. La gloire importe peu, la qualité de l'ouvrage seule compte.

Je n’hésite pas à affirmer qu’il est à la fois plus exigeant et plus rigoureux encore que son maître.

Alors oui, quand on sort une nouvelle enceinte tous les trois ans, on n'est pas trop présent dans la presse, on n'a pas forcément les moyens ni l'envie de placardage publicitaire.


Je me souviens avec amusement du client d’un confrère qui me racontait la richesse évidente d’une marque canadienne célèbre puisqu’elle avait invité ses meilleurs revendeurs pour un voyage d’une semaine au Canada, grands hôtels, chasse photographique à la baleine, le grand jeu. Je lui ai répondu que mon cher fournisseur m’offrait généreusement un bon steak mais au moins je savais où passait l’argent : dans la réalisation des enceintes pas dans la promo façon labos pharmaceutiques…
Ah certes, elles ne font pas de cadeaux aux électroniques et ne méritent que le meilleur…

Tenez : essayez de suggérer à un propriétaire de Mulidine de changer d'enceintes !

Mulidine fabrique des outils pour mélomanes.
Je sais, la formule est galvaudée ; elle a néanmoins parfois ( très très rarement ! ) du sens.

Les enceintes Mulidine sont enthousiastes, chantantes, délivrant une gamme d'intonations déconcertante de richesse.
Ah certes, elles ne font pas de cadeaux aux électroniques et ne méritent que le meilleur…

vente d'enceintes Muldine


Inconditionnels du baroque ?
les Mulidine sont faites pour vous, leur rapidité, leur finesse, leur précision vous combleront de bonheur à l'écoute de vos révérés instruments anciens.

Amoureux du classique ou du romantique ?La table d'harmonie d'un piano sous les doigts de Zimmerman, le violon de Milstein, ou les déferlements océaniens du Wiener Philharmoniker réjouiront vos sens : les Mulidine sont faites pour vous !

Accro au rock ou à l'indus ? Vous serez surpris de l'énergie développée par ces enceintes somme toute compactes, à condition que le travail de production soit judicieusement dosé et les divers limiteurs, compresseurs, noise-gate ou autres perturbateurs de la production artificielle soient administrés avec goût ! Eh oui, les Mulidine sont faites pour vous !

De la Bagatelle, d’une allégresse débordante, à la plus sérieuse mais tout aussi harmonieuse Cadence, la gamme se remplit peu à peu. La très récente Capriccio, au dessin élégant et à la sobre robe wenghé, est la preuve vivante, car elle est vivante, respirante, ouverte et déploie une vigueur sans lien avec ses dimensions très raisonnables, que la relève est bien assurée !!!!
Son concepteur est arrivé pour nous la présenter avec un sourire malin au bord des lèvres, qui, chez tout autre, aurait pu être agaçant… Nous avons branché la Capriccio, fraîchement sortie du coffre, et nous avons compris le sourire. La Capriccio n’est peut-être pas l’enceinte la plus facile du monde, pas la plus rassurante, pas la plus confortable… Mais elle donne le sourire, un sourire communicatif à tout individu qui avant tout veut consommer de la musique plutôt que des bancs d’essais où l’on estime la qualité d’une enceinte à la quantité de haut-parleurs !

Expérience réitérée avec succès pour la nouvelle version de l’Allegretto : la V 4. Ou comment rester le même tout en étant si différent de ce que l’on était : une perle de naturel et d’évidence mélodieuse.
Un must ! Une enceinte qui pourrait coûter bien plus dans l'absolu ! D'une parfaite universalité, elle enchantera sur tout type de musique !

Dès les débuts de StaCCato, les Mulidine étaient présentes comme une évidence après des années d’écoutes diverses. Depuis, de nombreuses concurrentes sont passées entre nos oreilles, souvent grotesques, parfois séduisantes, même quelques fois alléchantes comme peuvent l’être certaines beautés exotiques sur papier, mais aucune n’a su réunir aussi évidemment les qualités de compacité et de sensibilité artistique sans esbroufe d’une Mulidine.

Aussi, malgré nous, elles sont restées un peu seules dans nos audis dans cette gamme de volumes et de prix…

 

www.mulidine.com

Audiomanufacture
l'esthète
( Suisse )

 

- enceinte acoustique

- amplificateur


Et après on ira dire que nous sommes coincés dans des principes : les créations de Sven Boenicke ne sont-elles pas aussi éloignées que possible des filiations de nos choix majoritaires ?

Ben oui, mais voilà : une enceinte de l’ami Sven, c’est beau ( très ! ), noble, élégant, la quintessence de l’artisanat !… et ça chante magnifiquement !

 

Ça valait quand même le coup d’aller se faire saigner les oreilles sur le High End de Munich puisque, au milieu des canonnades molles ou déversement émétique de vulgarité dégorgés des dégoulinades de chrome alu et bois vernis plus flamboyants que les bimbeloteries d’une reine de foire, il y avait quand même quelques perles visuelles et sonores.

 

Parmi lesquelles un produit d’un façonnier totalement à part, exposé anonymement sur un stand d’électroniques prestigieuses et euh… disons chères mais communes.

 

J’ai nommé Sven Boenicke !

 

Modèle B8

 

Nous découvrirons d’ailleurs par la suite que ces objets qui pourraient n’être que de déco ont séduit des oreilles considérées par certains comme des références :

Srajan Ebaen, du magazine 6moons.com, écrit à propose du modèle SLS :

"I enjoyed my time with the SLS so much - and how it stimulated thoughts about what is realistic sound - that I've acquired the review pair."

http://www.6moons.com/audioreviews/boenicke2/sls.html

Ben oui, quand même, il en a acheté une paire ! Monsieur 6moons.

Modèle B10

Modèle B10

 

Ça n’est pas que je respecte particulièrement l’avis de la presse, mais lui je l’aime bien car je le devine un peu moins conformiste ou de mauvaise foi, ou disons un peu plus engagé que la moyenne !

 

Bon allez, la question rituelle : pourquoi, si c’est si extraordinaire, personne ne les commercialise ? Réponse habituelle : pas de marge ! Eh eh !

 

Alors que chaque centime est justifié : il y a une accumulation de petits détails dans la réalisation de ces enceintes qui à la fois en expliquent le prix autant que les qualités musicales

 

Certes, ça n’est pas si facile à utiliser, la plupart des modèles requérant la bi-amplification active ( le filtre est fourni et l’ampli quatre canaux de la marque et très peu chers, surtout au regard de ses performances musicales ).

 

Oui, mais ça vaut l’effort, car pour une fois il ne s’agit pas d’enceintes à divorce et un plaisir indicible, pas vraiment dans nos marques mais incontestable, est au rendez-vous à chaque écoute !

 

Quel bonheur ! Des enceintes belles et bonnes !

 

Une raison de plus ? Le modèle B8 n’est même pas inaccessible puisqu’on est dans la gamme des 5 à 6 000 € !

 

Vénusté visuelle et musicale indiscutable, dans la droite lignée de la SLS, un des plus beaux objets sonores de la création !

 

Modèle SLS

 

Franchement, un cas rare de la haute-fidélité !

 

Cependant, quand on rencontre le concepteur ( je suis allé lui rendre une visite attentive en compagnie du « distributeur » français ), on comprend clairement la minutie de la mise au point, des choix et séchages d’essences de bois bruts, la sélection de composants impensables et d’une technicité inattendue, la complexité de fabrication de chaque modèle, les outils de haute technologie exigés, le tout menant à un résultat sans équivalent dans cette voie de la rigueur ou le Karma* n’est pas forcément un indicateur de long terme.

 

( *… comprenne qui pourra…. )

 

Autrement dit, cette fois encore, derrière des produits rares, il y a un homme, jeune, raffiné, sympathique, intelligent et objectivement talentueux…

 

Pas de hasard…

 

www.audiomanufacture.com

 

LEEDH
l’incroyable légèreté de l’être
(France, fabrication française)

 

- enceinte acoustique

 

Au départ, un des acousticiens les plus célèbres de l’hexagone, père de quelques fleurons inoubliables. Ensuite, un projet fou : réinventer le haut-parleur, le débarrasser de tous les défauts inhérents au principe.

Le projet s’appelle ACOUSTICAL BEAUTY.

Le concret ?

Une technologie de rupture !

Le résultat ?

Une expérience musicale sans précédent : enfin un produit qui prend dignement place à côté de nos incomparables Strad-audio mais avec un parti pris de restitution relativement autre, moins dans l’incarnation mais tout aussi plausible, où la musique n'est plus un vain mot, une vue de l'esprit, mais une réalité quasi-palpable par une mise en espace idéale des matières sans aucune des distorsions ou aberrations des systèmes conventionnels de toutes tailles et de tous prix !

La révolution acoustique !

ACOUSTICAL BEAUTY INFORMATIONS

Fondée fin 2007, la vocation de la société ACOUSTICAL BEAUTY est la conception, la fabrication en France et la commercialisation à l'International de haut-parleurs de technologies de rupture.

Le haut-parleur « Haute Définition »

Ces technologies sont le fruit d'une collaboration entre chercheurs fondamentalistes de l'Université du Maine et spécialistes français des développements en électro-acoustique.
Elles sont basées sur une parfaite connaissance des défauts de structure des haut-parleurs traditionnels et consistent, non pas à améliorer l'existant mais à repartir d'une « feuille blanche » pour concevoir un dispositif, dûment breveté, débarrassé de ces défauts congénitaux : le haut-parleur « Haute Définition »

En particulier, au moteur électromagnétique traditionnel, doté de pièces polaires en fer doux qui sont sources de distorsions, a été substitué un moteur sans pièce polaire, dit « sans fer », uniquement composé d'aimants néodyme-fer-bore.

Ensuite, la suspension traditionnelle ( cône doublement guidé par un bord et un spider ) a été remplacée par un équipage mobile à dôme dont le support de bobine glisse sans frottement et sans force de rappel, sur un joint d'huile ferrofluide, à l'intérieur du moteur sans fer ( fréquence de résonance nulle ).

Ce procédé permet d'éliminer les modes de vibrations et les distorsions parasites du bord
et du spider qui colorent le son aux basses fréquences.
Il permet également de décorréler la surface de la membrane de son excursion, d'où la possibilité de réaliser de petits haut-parleurs avec de grandes excursions.
Les avantages collatéraux de ce procédé sont une meilleure fidélité et une miniaturisation de l'enceinte.

Enfin, la diminution de la taille de l'équipage mobile et sa géométrie optimisée permettent de le rendre très rigide et très léger, d'autant qu'il est réalisé avec des composites carbone à ultra haut module, dédiés aux applications spatiales.

Ces propriétés permettent de repousser à la limite supérieure de la bande passante les modes parasites de torsions et de flexions de membrane, sources de colorations et de distorsions des haut-parleurs traditionnels.
Pour résumer, le haut-parleur « Haute Définition » est le pendant pour le son, de l'écran plat « Haute Définition » pour l'image : Véritable progrès en matière de fidélité et meilleure intégration domestique.
La société ACOUSTICAL BEAUTY a été lauréate en 2007 et en 2008 du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec la participation de la banque de l’innovation OSEO.

Le « Concept Speaker » LEEDH

Soyez sans crainte : il s'agit de la présérie. Les caractéristiques techniques en bleu sur la photo n'existent plus. Remarquez, ça pourrait être une volonté artistique, mais non !
Enfin, si ça ne se voit pas sur la photo, il faut bien comprendre que le module le plus gros fait à peine vingt centimètre de long ! Bref, l'ensemble est tout petit !

Pour démontrer le bien fondé du haut-parleur « Haute Définition », ACOUSTICAL BEAUTY a choisi de devenir son premier client en créant une enceinte originale, sous la marque LEEDH.

En effet, Gilles MILOT, le fondateur d'ACOUSTICAL BEAUTY, a également été le créateur de la marque LEEDH et son animateur pendant de nombreuses années.

Pour vous faire découvrir, en avant-première, les nouvelles perspectives sonores que révèle le hautparleur « Haute Définition », en termes de quantité d'informations contenue dans les supports musicaux, ACOUSTICAL BEAUTY a créé un « Concept Speaker » illustrant les nouvelles architectures acoustiques maintenant réalisables et dont les développements suivants sont en phase finale d’optimisation :

La miniaturisation du haut-parleur et de sa charge acoustique ( inférieure à 0.5 l ) a permis d’associer deux modules acoustiques en « push-push », pour rayonner les basses fréquences perpendiculairement à l'axe d'écoute.

 

Ce dispositif permet d'auto-annuler les vibrations mécaniques communiquées à la structure de l'enceinte par le déplacement de la membrane et de quasiment supprimer les défauts de modulation de fréquence, dus à l'effet Doppler.

Le haut-parleur grave-médium qui rayonne dans l'axe est aussi associé par l’arrière à un haut-parleur muet dont la seule fonction est d'annuler toute réaction mécanique.

Cette chasse drastique aux vibrations mécaniques parasites qui colorent les enceintes traditionnelles est étendue aux mini-coffrets de chaque haut-parleur, réalisés en composite minéral très rigide, dont les modes propres sont ainsi rejetés à la limite supérieure de la bande passante. De même le faible volume d'air contenu dans ces mini-coffrets, ne résonnant qu'à haute fréquence, est d'autant plus facilement amorti par son matériau absorbant.

Ainsi, sur les deux premières décades ( de 20Hz à 2000Hz ) le signal sonore n'est altéré par aucune vibration parasite de la membrane, du coffret, de son volume d'air ou de la structure supportant les modules acoustiques.
Cette nouvelle architecture, associée à un total débafflage des haut-parleurs, devrait permettre de découvrir de nouvelles informations musicales, notamment dans le bas du spectre.

Ce « Concept Speaker » LEEDH est positionné comme une enceinte de référence dédiée à l'écoute domestique, la surface de ses haut-parleurs associée à leur grande excursion étant équivalentes en puissance acoustique et en balance tonale à un haut-parleur traditionnel de 17cm de diamètre en charge close.

Mais contrairement aux autres enceintes de référence, dont le poids dépasse largement les 100 kgs et le volume plusieurs centaines de litres, l'enceinte LEEDH ne pèse qu'une dizaine de kilos et son volume apparent est inférieur à 10 l.

Son design original illustre l’aptitude du haut-parleur « Haute Définition » à dématérialiser les enceintes acoustiques qui en seront équipées. Les réductions de coûts liées à la suppression des lourds coffrets traditionnels permettront de privilégier le choix de matériaux nobles ( aimants néodyme-fer-bore, composite carbone ultra haut module et ferrofluide ), qui permettent de tirer la quintessence du principe de fonctionnement des hautparleurs « Haute Définition ».

Le résultat se passe de commentaire, à condition bien sûr de respecter certaines règles de mise en œuvre

Une résolution d’une homogénéité sans faille, une vitesse d’établissement des notes dans leur enveloppe naturelle, une facilité de timbres exemplaire, des notes de basses fréquences d’une lisibilité rarement atteinte etc…

Une expérience sans précédent, sans équivalent même sans tenir compte du volume incroyablement petit.

Si nous n’avions pas nos Strad en référence, nous considérerions sans aucun doute qu’il s’agit là de la meilleure enceinte ( ou non-enceinte ! ) du monde !

Un futur must ! Ou un must du futur !

Sugden
la sérennité pérenne
(G-B)

 

- enceinte acoustique

 

Vous avez pu lire dans la rubrique consacrée aux marques d’électroniques, la considération immodérée que nous vouons à Sugden.

Et bien c’est aussi le cas pour la LS/21 qui est… Une enceinte acoustique !

Une totale surprise qui est aussi une bonne surprise.
Parce que, entre nous, on y croyait à moitié ; même si elle a été réalisée par un acousticien de renom, ce ne serait quand même pas la première fois que nous serions déçus par des concepteurs réputés. Tim de Paravicini, par exemple de n’importe quoi…

Et bien pas dans ce cas précis : d’une présentation à la Sugden, c.a.d avenante et superbement finie, dessinée dans des proportions prenant vraiment en compte les contraintes de l’habitat moderne, l’allégresse musicale de la LS/21 est d’une homogénéité sans faille, une liberté rythmique et dynamique idéalement équilibrée, une définition et une cohérence de large-bande sans renoncer à ce sens des teintes fines et pleines qui caractérise les électroniques de la marque.

Des timbres savoureux mais dans une impassibilité du meilleur crû, un grave franc sans coloration de caisse ( peut-être parce que la charge n’est pas un bass-reflex ? ).

Très ouverte, la LS/21 restitue idéalement l’air autour des instruments.
Pas capricieuse, elle respecte tout type de musique, n’en fait jamais trop, docile à toute sollicitation musicale.

Finie à la commande et dans des présentations variées, la LS/21 est peu gourmande et s’associe évidemment à merveille avec les électroniques Sugden, des plus petites aux plus grosses, mais pétillera sans problème avec d’autres électroniques chantantes du marché…

Nous sommes ravis, même si nous avons l’impression, avec Sugden, de rentrer dans une politique que nous évitons généralement, à savoir une politique de marque. Mais sans doute est-ce la preuve que, décidément, quand une équipe technique est posée, exigeante et sincèrement à l’écoute de la musique, ce qui en découle reflète l’humanité…

www.sugdenaudio.com
www.imaginhome.com

Living Voice
l’étoile du nord
( G-B )

- enceinte acoustique

 

Dans la jungle ténébreuse des non-valeurs qui peuplent la planète hifi, de temps en temps on fait de franches bonnes découvertes…

En était-ce vraiment une ?
Pas sûr.
J’avais gardé un bon souvenir de l’écoute rapide d’un ( ? ) modèle Living Voice il y a déjà une bonne poignée d’années ; mais en l’absence de distribution jusqu’à récemment, j’avais un peu oublié la rencontre.

Jusqu’au jour où un homme très courtois pousse la porte du magasin, se présente et explique qu’il représente quelques marques, parmi lesquelles…

… Living Voice. Ben oui, hein, sinon l’anecdote n’aurait aucun sens.

Il hésite un peu, ne sait pas encore ce qu’il va faire, oui il adore, oui Living Voice est de ces marques derrière lesquelles il y a un type bourré de talent, mais… les marges sont faibles, je vous préviens…

Oui, bon, en ce qui nous concerne, ce n’est pas nouveau. Alors une de plus une de moins…

J’insiste pour faire un test et nous recevons en prêt quelques semaines plus tard une paire de Living Voice Auditorium Avatar IBX-R2…

Si ce n’est pas une référence, ça !

En gros comment ça marche chez Living Voice ?

Une base d’ébénisterie commune ( très sobre, élégamment proportionnée, finitions diverses, très logeable ( 103 x 21,5 x 27 ), les dames nous remercieront ! ), qui commence avec le modèle Auditorium, ouvre ensuite sur une succession d’évolutions entre deux séries parallèles ( Avatar IBX ( filtre dans l’enceinte ) ou OBX ( filtres extérieurs ) ) par changements de haut-parleurs et/ou de composants de filtrage faisant passer les gradations de 4 000 € la paire à un peu plus de 12 000 €. Ainsi l’IBX R-2 coûte environ 7 200 € la paire selon les finitions. Notons que les modèles ne sont pas Up-gradable.

Autrement dit une philosophie qui nous plaît, celle d’une conception saine autour d’un thème unique de plus en plus poussé.

Oui, le rendez-vous musical espéré a bien eu lieu : nous avons été conquis !

Au point de revenir les dimanche et lundi pour peaufiner la relation, travailler les combinaisons, détecter les failles… Mais surtout écouter des disques de bout en bout !

C’est rare qu’un produit nouveau donne envie de revenir bosser le dimanche, croyez-moi ! Rare qu’un appareil nous inspire à ce point. D’ailleurs était-ce arrivé depuis les Strad ?
Non !

Pétillantes, très très rapides et sensibles ( ce qui est prodigieux au regard de la conception on ne peut plus classique ! ), d’une stupéfiante finesse de timbres et justesse tonale, l’irisation enchanteresse, des enchainements de couleurs bariolées et lumineuses, denses quand il le faut, un sens épuré des matières, des substances ; même si ce ne sont pas les enceintes du marché qui ont le plus de corps, elles font preuve d’une présence exceptionnelle, d’un engagement intègre, d’une tension souveraine, bref d’une exceptionnelle expressivité.

Oh, ici, pas de grave qui fend les murs ( dans la terminologie réductrice hifiste ), pas de boursouflure confortable, de mauvais cholestérol, ici c’est taillé au cordeau, c’est droit, c’est ardent et vivifiant, clairement orienté vers les mélomanes ( de toutes cultures évidemment ! ), les hifistes passeront leur chemin, dépités, et retourneront à leurs excroissances préférées dans le bas-médium, cette opulence grassouillette qu’ils appellent du grave ! Les Living Voice repoussent en effet très loin, en dépit d’une technique conventionnelle, l’instant où l’on détecte la charge et son accord…

Car honnêtement quand on analyse l’enceinte, on est un peu dubitatif : un bass-reflex muni d’un évent très ordinaire, deux haut-parleurs de grave-médium très convenus, loin de l’esthétique parfaite des membranes modernes style céramique ( qui donnent toute le temps le même son apparemment pur mais décharné ), un tweeter assurément haut-de-gamme mais déjà utilisé maintes fois sans grand bonheur, on a presque l’impression d’avoir affaire à un kit magnifiquement abouti surtout quand on la compare à un pan majoritaire de la production moderne d’objets tous plus resplendissants les uns que les autres, aux laques parfaites donnant l’impression de sortir de la même usine chinoise, des produits coûteux, aux formes oblongues, équipés de H-P que l’on expose, que l’on brandit avec fierté, tel ce modèle navrant que nous avions en test en même temps, nouvelle série d’une vieille marque anglaise très estimée, chargée de badges de la presse comme autant de médailles sur le poitrail gonflé d’un vieux général soviétique et aussi bouffie musicalement …

Où se situe la différence alors dans la conception de deux enceintes de prix comparable ?…
Euh, dans le talent sans aucun doute.
L’intuition et l’habileté, l’intransigeance et un amour urgent et impératif de la musique plus que de la rentabilité!

Bon, nous n’allons pas prétendre que ces objets discrets, si compacts et sous-équipés face à l’arrogance moyenne, sont absolument universels et n’ont aucune limite.

Car : les Avatar sont un peu gourmandes en dépit d’un rendement de 94 dB, mais nous nous sommes quand même régalés avec un ampli 300B ( oui, d’accord, un peu « touiké » par nos soins, rapide, tendu, pêchu et d’un contrôle dynamique exemplaire, donc pas un 300B mou du genou ! ).

Car : elles ne payent pas de mine ( mais elles sont très avenantes ) et la finition n’est pas absolument exemplaire ( même si d’un standard élevé ! ).

Car : elles ne sont pas spectaculaires et ne feront pas trembler les vitres en trichant exagérément dans le ventripotent.

Mais quels enthousiasme musical, authenticité rythmique, précision de tout instant sur les plus fines fins de notes…

Quelle délicatesse et quel entrain, quel poids sur les accords qui l’exigent, quel respect des degrés divers d’inspiration de vos musiciens préférés !

Vous favorisez le matos ? Passez votre chemin.

Vous favorisez la musique ? Ne passez pas à côté de l’expérience.

Ça ne remplace pas nos chères Strad Ada+ sur la plus haute marche de nos amours mais au moins ça met un challenger sur la même marche, avec des qualités qui vont dans le même sens ( et peut-être une finesse de timbres plus raffinée encore dès le modèle IBX-R2 ) et quelques avantages pratiques, parmi lesquels une meilleure logeabilité et une moindre intolérance de mariage.

Une réussite totale ! L’expression supérieure de l’artisanat intelligent !

Dans la droite logique de Mulidine et Strad

 


www.livingvoice.co.uk

Tune Audio
l'incarnation
( Grèce )

- enceinte acoustique

Rien que pour cette rencontre, notre onéreux déplacement sur le salon de Munich valait le coup !

 

Pourtant, si je n’étais pas naturellement d’humeur primesautière, j’aurais avant tout pris un coup au moral dans cette gigantesque foire aux massues électroacoustiques : j’ai un instant craint n’être venu que pour vérifier ce que je constate depuis quelques années déjà, à savoir que le haut-de-gamme de la Grande Haute-Fidélité Internationale guindée, issue de divers continents mais sous l’influence des leaders mondiaux, a avalé la totalité de son histoire, sa vanité technologique, et désormais elle les rumine, les recycle, les éructe et les régurgite.



Une totale perte de la cadence, soit rien d’autre que la décadence, l’auto-contemplation et une orientation clairement pilotée par la puissance du mauvais goût des nouveaux riches sans nationalité particulière…



Alors que l’histoire de la reproduction est encore à faire, à écrire, à inventer, en partant de zéro, ou presque : être le propre maître de son destin en s’affranchissant des mauvaises habitudes, des lois de la puissance statistique pour foncer vers l’essentiel.



Mais non, je ne suis pas en colère, bien au contraire puisque j’ai heureusement aussi eu la preuve de cette ouverture d’esprit sur le même salon, grâce à quelques oasis d’humour dans l’océan d’un sérieux narcissique compassé !



Parmi lesquels un stand qui m’a soudain donné un espoir nouveau, une foi ressuscitée ! Un stand où les gens étaient décontractés, pas conquérants ou infatués mais simples, gentils… Un stand qui n’aurait sans doute pas pu naître d’une nation phare de la GHFI.



Car j’ai rarement pris une claque de cette intensité ! Une des, si ce n’est LA plus belle écoute de ma vie : le naturel à l’état brut.

Madeleine Peyroux, Perlman et Ashkenazy jouant Beethoven, Nat King Cole, les Rolling Stones, une stupéfiante version ( Rodion Shchedrin ? ) de Carmen et une ébouriffante Rhapsodie Hongroise de Liszt par Stokowsky ! se sont succédés sur la scène de nos émotions…

Oui, vraiment ! La présence physique, une vraisemblance unique des proportions et dimensionnements de chacun selon les prises de son, des rapports de distance plausibles !

Bon, d’accord, visuellement, euh… Faut aimer les objets !

Voici donc :

Anima + Pulse ( si besoin ! ) de Tune Audio.

 

Je me souviens d’une pub absolument géniale pour la Coccinelle publiée sur les journaux américains au lendemain du premier alunissage réussi par le LEM que je ne résiste pas de vous rappeler :

 

Alors voilà, je vais paraphraser :

« C’est grec, c’est encombrant, c’est euh… baroque…

Mais ça mène au cœur du paradis musical ! »

 

 

Eh oui : musicalement, c’est juste parfait !

Attention, ( attention ! ) : on ne parle pas de l’approximation de ces divers systèmes haut-rendement qui vous font vibrer sur quelques notes sublissimes dissimulant une totale incohérence sur le reste !…

… Mais d’un flot de musique d’une justesse irréprochable, le ronflement grenu des contrebasses sans aucune complaisance ventripotente, un violon frémissant de saveurs printanières et d’un boisé idéal, des voix sensuelles, drôles ou envoutantes et si exactement équilibrées, une crédibilité de dimension des instruments dans l’orchestre, le tout établi dans une autorité physique, une incarnation stupéfiante, une puissance organique des musiciens passant outre l’éventuelle médiocrité des enregistrements ou productions !

Le meilleur du principe des pavillons avant, à savoir une personnification, la vie, du grain, une physicalité inimaginable, la chair et le sang ( et parfois les larmes ! ) mais sans les défauts rédhibitoires, à savoir le grossissement systématique, les colorations insupportables, et le plus souvent un manque de cohésion engendrant une instabilité des timbres et surtout un enflement surréaliste des musiciens dans l’espace, basculant vers l’expressionisme.

Le gag est que sur de ce salon où nous avons été subjugués par ces engins, Srajan Ebaen, de 6moons ( encore lui ? ) a écrit que les Anima étaient ( et de loin ) la meilleure écoute du salon. Tiens, on est donc parfois d’accord avec un journaleux !

« Back in the group of active systems I sat down with, there were two core approaches. The emotionally by far most compelling had hornspeakers and valve electronics. Of those the Greek Tune Audio speakers with Cypriot Aries Cerat valve electronics were my favorite by quite a margin. Whilst such systems might have had 'objective' shortcomings of the sort that bother test-bench nerds, their live charge triggered all my very subjective emotional hot buttons. The obsession with amplitude linearity is absurd if people knew what the unsmoothed raw 1/48th in-room response of their speakers really looked like. Our hearing is far more tolerant of amplitude errors than it is of phase/timing errors, lack of tonal substance and badly compressed dynamics.”

« Tune Audio showed their Anima 3-way horns with active Pulse horn-loaded subwoofer. Electronics were by Stavros Danos of Aries Cerat, cables by Nicholas Korakakis of Signal Projects. This was my favorite system by far. It was wildly impractical and desirous of space and funds I don't have of course. But that's the fun of attending shows. One makes encounters of the 4th kind which, though short-lived, confirm what's achievable to reset personal goals at home. I'd been impressed with Tune Audio already at their first showing during the Athens hifi show. In a rather larger space in Munich this first impression merely compounded. Best Sound of the Show? From what I heard—which was a small fraction—absolutely. »

Eh bien nous sommes d’accord !!! Même si on n’a pas tout compris !

Les gens de Tune Audio sont possiblement les seuls à aller jusqu’au bout de la logique du tout pavillon avant, et ça s’entend : on est aux antipodes de ce grave vulgaire et lourd propre à la plupart des enceintes dites à pavillon, genre les bahuts teutons gigantesques aux beaux cornets en plastique ou au twiter à gaz, dont le bavement sonore est d’une gravitation pachymerdique épuisante de bêtise hifi ou les Californiennes survivantes qui mélangent le meilleur et le pire de la cuisine hifi !
Incontestablement la présentation ou finition des Tune Audio n’atteignent pas le même degré que ces référents de la doxa, mais ça ne suffit pas à justifier des prix multipliés par 10, d’autant moins que ça n’est pas là que réside la magie.

Et fort opportunément, Tune Audio, ce n’est pas que l’Anima, mais aussi la plus logeable Marvel ( pour le compte esthétiquement agréable ou fantasque, c’est selon… ), qui ramène à un sens commun les qualités inouïes - sans aucun équivalent même en dépensant beaucoup plus - des Anima !

 

 

Bon, honnêtement, ce n’est pas simple cette histoire parce qu’il va falloir se coltiner tous les à-prioris sentencieux, les ostracismes faciles, les méfiances enracinées par des années de triomphe d’une carence occidentale standard pour accepter que des merveilles puissent débarquer d’ailleurs improbables, de lieux qu’on ne croit pas capables, ou qu’on n’imagine pas susceptibles de…

Eh bien, tant pis pour vous. Continuez de vous ruer sur de fausses valeurs que vous allez payez beaucoup trop cher, en admettant même déjà qu’elles soient de qualité !

Parce que, indubitablement, le miracle de Tune Audio ne tient pas qu’à l’émerveillement musical ! : le prix est plus que raisonnable !

www.tuneaudio.com

 

 

Q-Acoustics
( GB / Chine )

- enceinte acoustique

vente d'enceintes Q-Acoustics

une heureuse petite découverte. Nous rêvons tous de ces marques qui soudainement présentent
des objets extrêmement sympathiques à des prix tout à fait raisonnables
: c'est le cas des enceintes conçues en Angleterre par un ancien de chez Mission, je crois. Je ne suis pas fan à priori de ce que beaucoup appellent le son anglais, mais ces enceintes jolies et bien faites ne rentrent pas exactement dans cette catégorie. Plutôt vives, chatoyantes, elles complètent avec intelligence la compétence certifiée d'Exposure, Teac ou Block, par exemple… Suggestion bien sûr loin d'être limitative !

 

www.qacoustics.co.uk

Stax
( japon )

 

- casque électrostatique

 

je ne crois pas utile de trop m'étendre sur ce chapitre. La notoriété des casques Stax est largement établie.
Si vous n'avez pas envie de vous poser de question d'acoustique, de problème d'encombrement, d'ameublement, si vous êtes un solitaire acharné de la musique, il y a une solution toute trouvée pour vous :
Le casque SR-007 Omega II & l'ampli / alim SRM-007t II : c'est pas donné, certes, mais c'est impérissable !

casque électrostatique Stax

Et les nombreuses déclinaisons vers le bas couvriront des attentes variées !

 

www.stax.co.jp

Bruno Henry
la tradition heureuse
(France , fabrication française)

- enceinte acoustique

 

Rencontre de hasard chez un collègue, les BH 110 nous ont immédiatement plus alors que nous étions à la recherche d’une remplaçante des Bagatelle Mulidine V1 chères à notre cœur.
La BH 110 est une colonne étroite, harmonieuse, disponible dans des présentations variées qui fleurent bon l’artisanat… Car cette enceinte est fabriquée en France grâce à des méthodes d’assemblage simples et efficaces.
Elle procure un plaisir sensible immédiat, lié à une joie de vivre évidente mais sans exubérance aucune, une tonalité générale équilibrée et un confort d’écoute très appréciable la rendant très universelle d’emploi, techniquement et musicalement…

Un formidable choix à prix doux, une jolie colonne facile à vivre et à intégrer aussi bien dans un joli décor moderne ou ancien, que dans une petite chaine modeste mais vaillante accompagnée par exemple d’un Combi Teac CR-H500 ou plus ambitieuse, un JD707 Jolida par exemple, c’est simple et magique…

A suivre donc…

Strad-Audio
l’entéléchie
(France, fabrication française)

- enceinte acoustique
- câble

NB : je laisse cette marque sur mon site mais il faut savoir que Strad, en ce moment et pour quelques mois, se donne du temps pour plusieurs raisons :

 

- une restructuration de la forme sociale de l'entreprise

 

- une refonte de la gamme pour pouvoir se tourner vers les marchés à l'export.

 

Intervalle pendant lequel la production est suspendue.

 

Oh, pas d'inquitéude, les principes techniques et charges seront les mêmes, la recherche se tourne vers le peaufinage de quelques idées permettant aux produits d'aller plus loin, quitte à ) proposer diverses versions d'un même produit, et vise à unifier la présentation des produits, voire essayer d'en rendre le dessin un peu plus évocateur des particularités exceptionnelles de la marque.

 

Or, connaissant les gens de Strad pour les avoir beaucoup pratiqué, lorsqu'ils demandent du temps, ça veut dire en général : pas mal de temps.

 

Je prends donc mon mal en patience....

 

 

la noblesse de l'artisanat lorsqu'il frôle l'excellence, lorsqu'il se confond avec l'art.

Une fois de plus, une petite équipe d’hommes derrière cette magie, des oreilles affûtées, des expériences diverses, des cursus variés, un même goût pour les sensations les plus délicates comme les plus excessives et une intransigeance hors norme…

Il n'y aura jamais beaucoup de modèles chez Strad-Audio : les choix techniques imposent des dimensions, des formes, et surtout un temps d'étude ( et de prototypage – les charges sont complexes ) tels qu'il ne faut pas compter entrer dans la course à la nouveauté indispensable pour émailler les pages de la presse spécialisée. Autrement dit, Strad-Audio est astreint au marketing anachronique de la confiance à long terme…

Tant pis, les gens de Strad-Audio s'en moquent ; ils ont choisi un développement patient et concentrique auprès de ceux qui sauront comprendre et respecter leurs produits. Car la médiocrité à quelque stade que ce soit, électronique en amont, câbles, environnement mais aussi et essentiellement performance musicale des interprètes exposés aux lumières Strad-Audio, n'a plus sa place. Les Strad-Audio sont impitoyables. Hifistes, audiophiles, tailleurs de décibels, mordus des bancs d'essai, passez votre chemin.

Amoureux sincères et curieux de musiques, venez… Vous recherchez la vie, l'impulsion, la respiration, le grain, l'épanouissement des couleurs du printemps dans les îles autant que les nuances infinies du blanc dans l'antarctique, l'expressivité authentique, la sensibilité, les frémissements, les bruissements, les silences fournis, bref, la jouissance et l'humanité ? Venez !

Et tant pis si le disque n'est pas très bien enregistré ou masterisé : s'il y a un tant soi peu d'engagement de l'interprète, une enceinte Strad-Audio le transcendera !

- Actuelle entrée de gamme, Ada + est proposée à un prix plus que raisonnable compte tenu de son équipement mais surtout de ses qualités de vie, de sensibilité à fleur de peau, de timbres et de matière, qui ne connaissent aucun équivalent, ou alors accompagnées de colorations ou limites rédhibitoires… A très faible niveau, proche du susurrement, comme à des forces pas très longtemps supportables, Ada + sublimera n'importe quelle expression musicale…
Le délié, la délicatesse, de l'autorité sans doute, de la densité, un chatoiement lumineux de timbres, une pluie chaude de musique, un enthousiasme sans retenue pour épier les plus fines astuces d'un arrangement, la moindre invention sur une partition…
Cherchez bien dans cette gamme de prix et même bien au-delà, prenez tout votre temps. Et vous reviendrez me voir, passer commande comme tous ceux qui refusaient de croire qu’un petit fabricant discret pouvait proposer des produits sans équivalents.
Ben oui, précisément : ce style de développement est-il possible pour des grands constructeurs ?

Prudence cependant : Ada + ne pardonne rien aux électroniques, elle est même un extraordinaire laboratoire ! A n'écouter donc que sur des appareils qui partagent son goût pour l'élocution, le lyrisme… ce qui ne veut pas forcément dire chers : une combinaison Sugden Mystro CD + Jolida JD 303, ou encore Eera Classic One + Sugden A21SE… C'est encore raisonnable, n'est-ce pas ? Mais aussi Tosca ou Euphya : l'entente est exemplaire !
Mais à côté de ces solutions économiques, vous pouvez au contraire pousser les électroniques à des niveaux ahurissants : certains n’ont pas hésité : Eera Autographe, Art Audio Conductor et Jota ! Quand même !
La combinaison idéale ? Eera Tentation + KR-Audio VA 350 ( ou Art Audio Carissa TW Ref Integra ) + câbles Strad ou Absolue Créations : l’équipement superlativement musical d’une longue, très longue vie !

vente d'enceintes acoustiques et câbles Strad - EBM

- Alma ? La quintessence ! Rien de moins. L'âme de la musique en effet. L'écoute sur Alma est bouleversante de naturel, d’éclatante ardeur lyrique et une présence physique impressionnante : un Steinway D-274 impose enfin toute la masse de fonte, bois divers et autres matériaux précieux qui bâtissent ses quasi 500 kgs de muscles, et ce sans avoir besoin d’écouter à des niveaux qui fracassent les murs !

Là encore, le prix n'a pas de sens : on pourrait comparer ce modèle à des enceintes X fois plus chers ( X tendant vers beaucoup ! ) sans obtenir l'authenticité, la cohésion organique, la relation privilégiée à l'instrumentiste, ce charisme des interprètes à la limite de l'indécence, une fluidité, un huilé incomparable ; la magie ? Oui, c'est cela, sans aucun doute !

- Lemda : tout a été dit pour les modèles Strad précédents ; ne restait plus de place que pour l'étrange, le surnaturel, l'indicible.

Dois-je développer ? Bon, si vous insistez je vais essayer de dire l'indicible. Où Alma vous installe devant les musiciens, laissant votre esprit se promener au gré de son humeur et sans aucun effort d'un instrument à l'autre, y compris dans les forte les plus chargés, Lemda vous contraint peut-être à davantage de concentration ; mais dès lors, si l'on accepte de se laisser emporter, si l'on accepte de se laisser submerger par la passion, alors l'immersion, l'interpénétration, voire la divination seront totales, absolues, un envoûtement permanent
Où Alma frôle une perfection de la restitution, de l'identité des individus, des intentions musicales, des idées, des macrocosmes, Lemda ajoute un indéfinissable sentiment d'une inspiration de tout instant ; l'hédonisme et la substantialité, peut-être… une intensité, un cœur, un noyau, au sens atomique, ou anatomique…

Nul disque ne l'effraye ; à une seule condition : savoir saisir la musique, ressentir les qualités des silences autant que celle des déflagrations volcaniques et ne pas chercher à assimiler haut rendement à sonorisation, à imaginer reproduire un niveau que l'on prétend réaliste. A-t-on jamais imaginé faire entrer le Berliner Philharmoniker chez soi ? Une hérésie.
Une reproduction plausible de la dynamique oui, remplir le Stade de France, non !

 

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Vous l'aurez compris à l'issue de ma logorrhée enthousiaste, Strad-Audio représente pour moi l'aboutissement d'une quête, le haut rendement eurythmique !
On pourra toujours chercher mieux sur des critères purement hifi, puisque telle quête est sans fin ; certes, certains systèmes haut-rendement d’encombrement très élevé permettront des niveaux d’écoute moyen apocalyptiques, ou donneront l’impression d’attaques plus puissantes… mais écoutera-t-on plus de musique, plus d'authenticité, plus de respect envers le travail et l'imagination des musiciens, plus de fidélité à la substance musicale ?
J'en doute.

Peut-on décider d'avoir raison contre tous ? Peut-être oui.

Et j'ai quand même un peu de bouteille…

Les modèles Strad-audio sont désormais uniquement livrées laqués, satin ou brillant, à l’exception de Ada, invariablement disponible en finition wenghé. Une finition admirable, une légère amélioration des performances sur tous les modèles, ainsi se distingue la nouvelle gamme.

Note à propos de Strad-Audio : StradAudio est, je crois pouvoir le dire pour nous tous qui participons à l’aventure Staccato, la clef de voûte, la pierre angulaire, peu importe l’expression, de notre différence, de notre capacité à oser prétendre à l’Alternatif !

Parce que nous estimons qu’il y a encore beaucoup de mélomanes exigeants en France, dont certains peut-être s’ignorent, pour ne pas bouder la haute-fidélité sous prétexte de sa déviation statistiquement prépondérante. Ce naturel que nous parvenons parfois, à force de travail, de peaufinage, de mise au point, de combinaisons ultra-léchées, à obtenir avec quelques rares produits, coule de source avec Strad-Audio ! Strad-Audio atteint la quintessence d’une détermination de transcrire et reproduire plausiblement la musique en tant que support émotionnel majeur…

Petit encart technique à propos des Alma et Lemda : concevoir et réaliser un pavillon arrière n'est pas une mince affaire, n'est pas que de la théorie ou de la calculette.

Strad-Audio a développé patiemment un pavillon unique dont les enroulements sont étudiés pour un contrôle parfait de la réactance, les alternances de matériaux pour une totale maîtrise des toniques, sans parler de détails multiples qui pour la plupart mériteraient des brevets.
De même la géométrie de la chambre de compression est totalement atypique et ne vient pas - par exemple - flanquer juste derrière le haut-parleur une planche qui renvoie la quasi totalité des ondes émises directement à travers la membrane avec à peine un léger décalage ! En outre, le dessin extrêmement spécifique et complexe de cette chambre autorise un volume minimum et donc une compression maximale ( pour faire simple… )

Quelques bavards impénitents gagneraient donc en sagesse s'ils cessaient de faire circuler des bruits jaloux prétendant qu'une enceinte à pavillon en vaut une autre, alors que les plus célèbres d'entre elles ébauchent à peine des amorces de solutions pour résoudre les problèmes inhérents au principe ! L'antériorité ne vaut pas toujours primauté !